Monymusk 2010 MBS : un Jamaïcain accessible.

Lors du Whisky Live, ce Monymusk 2010 MBS avait su tirer son épingle du jeu par un profil accessible et ce malgré le nombre très (trop ?) important de références sur le stand. Quelques semaines plus tard, retour plus en détail sur cet embouteillage qui nous avait séduit lors du salon parisien.

Sorti dans la gamme National Rums of Jamaica Ltd, aux côtés d’un Long Pond TECA, ce Monymusk a été distillé en colonne en 2010 puis embouteillé à 62% en 2019. Un vieillissement entièrement sous les tropiques qui a entraîné une part des anges supérieure à 52%. Le taux d’esters indiqué sur la contre étiquette indique 152.2 gr/hlpa sous la mark MBS (note : d’autre source place la mark MBS sous les 60 gr/hlpa : nous avions déjà rencontré ces petites incohérences lors de la dégustation du HGML). Quoi qu’il en soit,il s’agit d’un rhum Jamaïcain plutôt léger, comparable à la mark VRW chez long Pond (Vale Royale), LFCH chez Hampden ou WPM chez Worthy Park (Forthys 2006).

Les caractéristiques :

Degré : 62%

Age : 9 ans / 2010

Nombre de cols : 4660

Le mot clé : Accessibilité

L’hexagone aromatique :

Préférence Rhum

Nez :

Relativement sage, sur des notes forcement fruitées. Un coté pot-pourri, des fruits secs (abricot), qui deviennent de plus en plus exotiques au fil de l’aération, accompagné de cuir et de tabac avec quelques notes empyreumatiques. Un nez très séduisant, d’une grande gourmandise mais qui manque un peu de complexité.

Bouche

La dégustation nous propose plus de choses, des épices douces accompagnent un joli boisé, du tabac et, bien sûr, un fruité toujours bien présent. L’abricot est toujours présent mais on retrouve également des fruits exotiques (mangue). Une bouche englobante, chaleureuse. Une bouche encore une fois très séductrice qui confirme qu’on a ici un rhum dont la qualité première sera l’accessibilité et la gourmandise.

Finale :

La finale relativement longue reste sous la dominante des fruits.

Conclusion

Nous avons affaire à un rhum qui a les défauts de ses qualités : beaucoup de séduction, une belle gourmandise qui peut devenir écœurante à la longue. On regrettera aussi un léger manque de complexité. Pas étonnant que ce profil aromatique soit ressorti dans une dégustation en salon. Des petits bémols qui ne doivent pas faire oublier qu’il s’agit d’une belle bouteille, avec un alcool remarquablement intégré, qui fera passer un bon moment à l’amateur et sera une belle entrée en matière pour toute personne désireuse de s’initier au rhum jamaïcain, à un tarif relativement abordable (à peine plus de 100€).

Notre note : 15/20

Dans une dégustation en face à face avec le Vale Royal sortie un an plus tôt, il en ressort que le long Pond offre davantage de finesse et un peu plus de complexité. Le Monymusk tire son épingle par son coté gourmand, plaisir coupable quasi immédiat et son accessibilité.

Pierre

Note : cette bouteille est présente dans notre article sur les dégustations Préférence Rhum !

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